Coop Vidéo de Montréal

et les Productions 23

Présentent

 

GAZ BAR blues

 

Un film de

Louis Bélanger

 

Avec

Serge thériault

GILLES RENAUD

SÉBASTIEN DELORME

DANNY GILMORE

 

Produit par

Lorraine Dufour

 

Produit avec la participation financière de 

Téléfilm Canada

SODEC

Fonds canadien de télévision – Programme de droits de diffusion

Coop Vidéo de Montréal

Crédit d’impôt cinéma et télévision (Québec)

Crédit d’impôt pour le film ou vidéo canadien (Canada)

et avec la collaboration de Radio-Canada

et de Super Écran

 

Distributeurs

alliance atlantis vivafilm / FILM TONIC


SYNOPSIS

 

M. Brochu, surnommé « Le Boss », gère son commerce du mieux qu’il peut malgré les petits vols et les hold-up commis à répétition, la concurrence des libres-services s’installant dans le coin, la maladie de Parkinson et les relations difficiles avec ses deux fils aînés qui caressent d’autres rêves que de prendre la relève du Gaz Bar Champlain. À travers ces petites tragédies, on retrouve les habitués du quartier qui viennent quotidiennement y flâner, rigoler et jaser…

 

 

 

LISTE ARTISTIQUE

 

 

Le Boss                                         Serge THÉRIAULT

Gaston Savard                              Gilles RENAUD

Réjean Brochu                              Sébastien DELORME

Guy Brochu                                   Danny GILMORE

Alain Brochu                                 Maxime DUMONTIER

Nathalie Brochu                            Fanny MALLETTE

Jos                                                Gaston CARON

Normand Patry                             Gaston LEPAGE

Yves Michaud                               Daniel GADOUAS

Ti-Pit                                            Claude LEGAULT

Nelson                                          Réal BOSSÉ

Coyote                                          Yves BÉLANGER

Claude Métivier                            Roger LÉGER

Mononc’ Boivin                             Vincent BILODEAU

Paul Gobeil                                   Daniel BRIÈRE

Dan                                               Daniel ROUSSE

Yoyo                                             Marc BEAUPRÉ

Jocelyn                                          Emmanuel BILODEAU

 

 

LISTE DE PRODUCTION

 

 

Maison de production              Coop Vidéo et les Productions 23 Inc.

Productrice                              Lorraine Dufour

Producteur délégué                 Réal Chabot

Réalisateur                              Louis Bélanger

Scénariste                                Louis Bélanger

Directeur de la photographie  Jean-Pierre St-Louis

Conception visuelle                 André-Line Beauparlant

Conceptrice des costumes      Sophie Lefebvre

Chef maquilleuse                    Jessica Manzo

Chef coiffeur                           Jean-François Marleau

Son                                          Gilles Corbeil

Montage image                       Lorraine Dufour

Montage son                            Louis Collin

Mixage                                    Hans Peter Strobl

Casting                                    Emmanuelle Beaugrand-Champagne

Distribution                            ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM / Film Tonic

 

 

Version originale française

Canada - 35 mm - 115 minutes – couleur - 1 : 85 - Dolby digital

SORTIE EN SALLE : 5 septembre 2003

 

 

MOT DU RÉALISATEUR

 

Pourquoi   Le début de la fin

 

Il y avait à Montréal, sur une grande artère commerciale, une épicerie familiale tenue par Charles Beaulieu et ses sœurs Laurette et Henriette. Au début des années soixante, Monsieur Beaulieu entendit dire qu’un échangeur allait passer par là et que leur commerce allait être délogé; conséquemment, il décida de ne pas investir pas outre mesure dans le commerce puisqu’il n’en valait pas la peine. On construisit l’échangeur tel que prévu, mais les Beaulieu ne furent pas expropriés. Qu’à cela ne tienne, les Beaulieu ne mirent pas un sou dans leur affaire.   Et l’épicerie tint le coup jusqu’en 1989, sans qu’aucun changement n’y soit fait pendant trente ans.

 

J’ai habité au-dessus de cette épicerie pendant quelque temps. Les Beaulieu me faisaient crédit, comme à bon nombre de mes voisins. Le premier du mois, on allait directement à l’épicerie encaisser son chèque de sécurité sociale et payer son compte. Immanquablement, ce rituel me rappelait le gaz bar de mon père à Limoilou. Cela, et d’autres détails, comme le refus de modernisation. Chez Beaulieu, comme au gaz  bar de mon père, le prix des articles était inscrit au crayon à la mine. Il y avait au mur un gros tuyau avec un bouchon de liège. On enlevait le bouchon pour parler dans l’embout; ainsi Henriette pouvait communiquer avec Charles lorsqu’il montait prendre son repas dans le logement du dessus. Puis il y avait cette grosse caisse-enregistreuse en fonte (le « cash »), avec des touches qui ressemblaient à celles d’une vieille dactylo, le tout surmonté d’une grosse manivelle qui faisait ouvrir un tiroir-caisse à sonnette. Cependant, ce qui me replongeait le plus dans l’univers du gaz bar de mon père, c’était la faune qui gravitait autour de chez Beaulieu et qui venait placoter pour faire passer la journée. Une clientèle fauchée qui plutôt que de faire rouler le commerce le paralysait jusqu’à menacer sa survie. Des gens bien, d’autres beaucoup moins bien. Quand Beaulieu a fermé ses portes, je me suis demandé où iraient tous ces gens. Au coin de la rue à côté, le centre commercial n’était pas reconnu pour ses facilités de crédit et il n’y avait pas de petites chaises installées à côté des caisses pour accueillir les flâneurs et autres gérants d’estrade…

 

J’ai retrouvé à Montréal un bout de ma jeunesse à Limoilou. Ce type de commerce existe un peu partout au Québec, mais c’est une espèce en voie de disparition. J’ai toujours eu envie de faire un film sur ce genre d’univers, mais j’ai repoussé le projet pendant très longtemps, l’idée d’aller jouer dans du matériel hautement biographique ne me séduisant pas beaucoup.

 
Puis après Post Mortem, je me suis dit que je pouvais aborder l’écriture du film. J’ai commencé par colliger mes souvenirs du gaz bar, y projetant mon père, mes frères, moi-même et les clients. J’ai essayé d’écrire ouvertement sans me censurer. Et comme je sais que je n’aurais pas envie de tourner ce film tant que j’y verrais du documentaire ou de l’autobiographie, j’ai ajouté, peu à peu, mensonges et fabulations.

 

Comme dans les films italiens, je voudrais que la poésie côtoie humour. Comme dans les films (tchèques) de Menzel, il faut aimer les gens dans leur grandeur et leur petitesse. Le spectateur doit sortir bousculé et heureux du film.

 

Louis Bélanger

 

 

 

Contexte

 

1989. La chute du mur de Berlin marque le début d’une nouvelle époque. Depuis, le monde ne cesse de se « libéraliser » et de se déshumaniser. Le progrès efface le passé. Si la philosophie mercantile de la fin du siècle prévaut toujours, 1989 a quand même marqué un tournant. 1989 annonçait 2003. 1989 est le début de la fin.

 

RÉSUMÉ

 

Une station d’essence (le gaz bar Champlain) avec la clientèle qui y gravite.

 

François Brochu, surnommé le Boss, gère son commerce du mieux qu’il peut avec l’aide de ses trois fils et d’un fidèle ami, Gaston Savard. Malheureusement pour lui, ses deux plus vieux ne s’intéressent pas au com­merce; le gaz bar leur fait l’effet d’une prison. Réjean, l’aîné, rêve de devenir photo­graphe et de parcourir le globe pour témoigner de l’évolution de notre société; Guy ne pense qu’à monter sur une scène pour jouer du blues jusqu’à très tard dans la nuit. Mais la station service est dans un quartier pauvre, bien loin des événe­ments majeurs qui méritent d’être photographiés ou des clubs du South Side de Chicago. Quant au jeune Alain, il rêve d’autonomie. Il veut quitter l’enfance pour entrer dans l’âge adulte, en commençant par se faire confier un quart de travail bien à lui. Hélas, son père hésite à le lui donner car il juge que le quartier est trop dur pour laisser un gamin de qua­torze ans aux commandes d’une station-service…

 

Le gaz bar est une manière de café du coin où l’on vient glander, gloser, rigoler, tâter le pouls du quartier et sentir que l’on en fait partie.  Il y a les habitués et les visiteurs occa­sionnels.  Hormis le Boss et ses fils, tout ce beau monde n’est pas scolarisé; on est dans un milieu défavorisé, rude et fier, où l’apprentissage de la vie se fait à la dure. 

 

En une suite de tableaux, de petites tragédies vont venir marquer le quotidien du gaz bar: arrivée dans le quartier d’un libre-service qui représente une concurrence menaçante, pres­sions de la compagnie mère sur le Boss pour qu’il « performe » et, par surcroît, dans des normes strictes. Hold-up à répétition, petits vols commis par les clients et les soi-disant amis, la maladie de Parkinson qui mine le Boss de plus en plus, Réjean qui part subitement pour Berlin, Guy qui s’entête, etc. Le petit univers du gaz bar Cham­plain ressemble désormais à une équipée qui fonce vers une impasse, une bande de perdants qui n’arrivent pas à s’adapter aux changements qui se profilent à l’horizon…

 

Car avec la chute du mur de Berlin, le monde bipolaire Est-Ouest si facile à comprendre va s’effacer au profit de concepts complexes : mondialisation, qualité totale, libre-échange, économie de marché, informatique. Pourtant, au gaz bar, on n’a toujours pas de caisse enregistreuse et on prend le temps de vivre.

 

La modernité laisse des éclopés sur la voie, mais le Boss n’en fera pas partie. Il sautera du train avant qu’il ne déraille. En bout de course, il réalisera qu’il n’appartient pas au futur et que cela n’est pas grave. Son salut viendra par la fermeture du gaz bar.

 

 

 

SERGE THÉRIAULT

Le Boss

 

 

Comédien talentueux adoré par le public québécois, SERGE THÉRIAULT est devenu presque indissociable de son invraisemblable personnage de Môman tiré de La Petite Vie. Autodidacte, Serge Thériault fait ses débuts très jeune en présentant ses numéros de mime et d’imitations dans les boîtes à chansons. En 1976, il joint les rangs du trio humoristique Paul et Paul et fonde en 1983, avec Claude Meunier, la célèbre association Ding et Dong, qui a fait rire le Québec en entier grâce à ses spectacles réinventant l’absurde et grâce aussi au rocambolesque Ding et Dong, le film (1990).

 

Côté télévision, Serge Thériault participe à titre de comédien ou de scénariste à plusieurs émissions pour enfants, dont Minute Moumoute (1973-1976) et La Fricassée (1974-1975). Incarnant Bernie Lacasse dans la série Jamais deux sans toi (1977 et 1996), Georges dans l’adaptation télévisée de la pièce Les Voisins (1987), Guy Boisvert dans Omertà, Serge Thériault a été de la distribution des productions qui ont marqué l’imaginaire québécois.

 

Au cinéma, où il a souvent eu de trop petits rôles, on a pu admirer son registre dramatique et comique dans plusieurs films, notamment La Maudite Galette (1972), Gina (1975), Cordélia (1980), Voyage de nuit (1981), Objet (Prix Gémeaux en 1986), Rafales (1990) et Le Sphinx (1995). Reprenant sa collaboration avec Louis Saïa, il a fait partie de l’aventure des films Les Boys I, II et III qui ont récolté un immense succès au box office. En 2002, il a tourné dans le long métrage Vendus  réalisé par Éric Tessier.

 

Louis Bélanger lui offre un rôle à la mesure de son talent dans son second long métrage, GAZ BAR blues : le personnage de Monsieur Brochu, dit le Boss, propriétaire du Gaz bar Champlain, autour duquel gravite une faune singulière.

 

 

 

GILLES RENAUD

Gaston Savard

 

 

Professeur, metteur en scène, fondateur et codirecteur de plusieurs compagnies théâtrales, Gilles Renaud est d’abord et avant tout un comédien au talent inégalé et indissociable de l’œuvre de Michel Tremblay, au théâtre comme à la télévision et au cinéma.

 

Depuis sa sortie du Conservatoire de théâtre, dans les années 60, il travaille constamment et avec les plus grands ; mentionnons Jean-Pierre Ronfard, Jean-Louis Roux, Olivier Reichenbach, Yves Desgagnés, Daniel Roussel, René Richard Cyr et Alice Ronfard. Une longue complicité artistique le lie avec André Brassard, avec qui il a monté les plus importantes pièces de Michel Tremblay (Hosanna, 1973 ; Bonjour, là, bonjour, 1974; À toi pour toujours, ta Marie-Lou, 1997, 1979; En pièces détachées, 1979; Les Anciennes odeurs, 1982; Le Vrai Monde, 1987-88; La Maison suspendue, 1990; Messe solennelle pour une pleine lune d’été, 1996) et de divers auteurs (Mystero Buffo,1973 ; Andromaque, 1974 ; La Nuit des rois, 1975 ; Le Balcon, 1977 ; Oncle Vania, 1983 ; Les Sorcières de Salem, 1989, Le Temps des lilas, 1993, Les Émigrés, 1997). Véritable artisan de l’histoire du théâtre québécois, il a participé à la création de pièces qui ont marqué d’une pierre blanche la dramaturgie québécoise, dont Hamlet, Prince du Québec de Robert Gurik (1968), La Charge de l'orignal épormyable de Claude Gauvreau (1974), Wouf Wouf de Yves Sauvageau (1974), Coup de sang de Jean Daigle (1976) et Ha! Ha! de Réjean Ducharme (1978). Plus récemment, la critique comme le public ont applaudi sa performance dans Monsieur Bovary de Robert Lalonde, monté par Lorraine Pintal au Théâtre du Nouveau Monde.

 

La télévision n’est pas en reste, puisqu’il était de la distribution de Monsieur le ministre (1984-1985), L’Or et le Papier (1988), Lance et Compte (1990), Jamais deux sans toi (1990-1991), La Vie, la vie (1999), Les Machos, où il a interprété de 1995 à 2000 le docteur Denis Rondeau et Fortier (2002). Il a de plus participé une dizaine de télé-théâtres à Radio-Canada depuis 25 ans, dont Appelez-moi Stéphane en 1981, Le Cœur découvert en 1987 et Le Vrai monde en 1991, dans lesquels il reprenait les rôles qu’il avait déjà incarnés au théâtre. Avec plaisir, il endossait de nouveau son personnage de Jean-Marc dans Le Cœur découvert lorsque Radio-Canada décidait d’en faire un téléroman de 2000 à 2001.

 

Toujours fidèle à Brassard et Tremblay, il tourne dans Il était une fois dans l’Est (1979), où il remettait les habits de Cuirette et dans Le Soleil se lève en retard (1975). On le retrouve tout naturellement dans le film que Michel Moreau consacre à l’auteur, Les Trois Montréal de Michel Tremblay (1989). Ses plus mémorables prestations au cinéma sont sans doute celles de Johnny dans Une Journée en taxi (1980) de Robert Ménard – rôle pour lequel il obtient une nomination aux prix Génie pour le meilleur acteur canadien – et Barbouilleux, le peintre épileptique dans La Dame en couleur (1985) de Claude Jutra.

 

Très discret sur le grand écran au cours des dix dernières années, Louis Bélanger lui a confié le rôle de Gaston Savard dans GAZ BAR blues.

 

 

 

 

SÉBASTIEN DELORME

Réjean Brochu

 

 

Dès sa sortie de l’Option théâtre du Cégep Lionel-Groulx en 1995, SÉBASTIEN DELORME est très présent sur les planches montréalaises, où il est dirigé par plusieurs metteurs en scène de renom qui ont rapidement remarqué son incroyable prestance, dont Alice Ronfard (Cyrano de Bergerac, 1995-1996), Claude Poissant (Lucrèce Borgia, 1997; Les Oiseaux de proie, 2001), Claude Maher (Fenêtres sur ciel, 1997; Bluff, 1999), Serge Denoncourt (Le Chemin des passes dangereuses, 1998), Michel Marc Bouchard (Sous le regard des mouches, 1999-2000), Alain Knapp (L’École des femmes, 2000) ou Françoise Faucher (Le Misanthrope, 2002).

 

À la télévision, il a joué de 1994 à 1998 dans l’émission très populaire Watatatow, où il a incarné Yannick Dubuc, un jeune homme à qui tout réussit mais qui meurt tragiquement assassiné. Il participe à de nombreuses émissions et séries, dont Les Grands Procès : l’affaire Côté (1995) réalisé par Johanne Prégent, Ces enfants d’ailleurs (1996) par Jean Beaudin, Duceppe (2001) par Robert Ménard. L’an dernier, on a pu le voir dans le télé-théâtre Bilan, réalisé par Lorraine Pintal, de même que dans Fred-dy II. À l’automne 2003, il sera de la distribution de la série fantastique fort attendue La Grande Ourse, réalisée par Patrice Sauvé, réalisateur brillant et innovateur de La Vie, la vie.

 

Après quelques brèves incursions au cinéma en début de carrière (mentionnons Snake Eyes de Brian de Palma en 1998 et J’en suis de Claude Fournier en 1997), le public aura enfin l’occasion de le voir évoluer dans un rôle d’importance dans GAZ BAR blues.

 

 

 

 

DANNY GILMORE

Guy Brochu

 

 

Après avoir suivi le programme théâtre du Cégep St-Laurent, DANNY GILMORE s’inscrit au Conservatoire d’art dramatique, qu’il n’aura même pas l’occasion de fréquenter, puisque déjà le métier l’appelle : il est choisi pour incarner le rôle de Vallier dans Lillies (1995), l’adaptation fort primée du réalisateur John Greyson des Feluettes de Michel Marc Bouchard. Cette interprétation lui vaudra d’ailleurs une nomination dans la catégorie meilleur acteur aux Génie de 1996.

 

Vedette montante de la scène artistique, il tourne en anglais comme en français dans diverses productions canadiennes, américaines et québécoises, dont The Girl Next Door (1997), Winter Lily (1998), Dice (2001), Summer (2001), Saved by the Belles (2002). De plus, les critiques ont salué la finesse de son interprétation pour les personnages à la fois troublés et attachants qu’il a incarnés dans Crème glacée, chocolat et autres consolations (2000) de Julie Hivon et dans Les Fils de Marie (2002) de Carole Laure.

 

À la télévision, il apparaît pour la première fois en 1996 sous les traits du jeune immigrant polonais Jan Pawlowski dans la télésérie de Jean Beaudin Ces enfants venus d’ailleurs. On le verra ensuite dans La Courte Échelle, The Secret Adventures of Jules Verne et Watatatow. Mais c’est le téléroman Rue L’Espérance, dans lequel il tient le rôle de Sébastien Michaud, qui le fera davantage connaître au grand public.

 

Sur la scène professionnelle, il a fait ses premiers pas au TNM, dans le Tartuffe de Molière, mis en scène par Lorraine Pintal (1997). Il a par la suite prêté son talent à diverses productions, autant du répertoire classique que contemporain, telles que Masculin-Féminin (1998), Beethoven habite à l’étage (1999), Le Désir de Gobi (2000), Roméo et Juliette (2000) et Targuiya (2002).

 

 

 

 

FANNY MALLETTE

Nathalie Brochu

 

 

Formée à l’École nationale de théâtre, FANNY MALLETTE n’a pas attendu la fin de ses études en 1998 pour se faire remarquer. Déjà dans Scoop II, III et IV, elle crevait littéralement  l’écran dans le rôle d’Anne-Marie, la fille de Michel Barrette.

 

Depuis, l’adolescente a vieilli en une comédienne accomplie et aimée tant du grand public que de la critique. En 1999, elle fait une entrée fracassante au grand écran en incarnant la complexe et indomptable Isabelle, dans l’adaptation cinématographique de la pièce Les Muses orphelines de Michel Marc Bouchard, réalisée par Robert Favreau. Deux ans plus tard, elle offre une magistrale performance dans le rôle de Marthe, femme à l’intarissable soif de vivre dans Une Jeune fille à la fenêtre de Francis Leclerc. Ces deux prestations, toutes en nuance et en justesse, lui valent d’ailleurs des nominations aux Jutra pour la Meilleure interprétation féminine en 2001 et 2002. Complice de Bernard Émond, elle est des deux longs métrages de ce dernier, La Femme qui boit (2000) et 20h17 rue Darling.

 

Par ailleurs, le petit écran nous l'a fait connaître dans les téléséries Graffiti (1993-1994), Alys (1994), Les Grands procès - Affaire Coffin (1996), Ces enfants d'ailleurs II (1998), et on l’a vue en 1999 aux côtés de Céline Bonnier dans la télésérie Tag. Elle a également joué dans Willie (2000) et Asbestos (2001). À l’automne 2003, elle sera de la distribution de la série fantastique fort attendue La Grande Ourse, réalisée par Patrice Sauvé.

 

Son regard perçant et volontaire, l’intensité de sa présence et l’intelligence avec laquelle elle aborde ses rôles ont tôt fait d’attirer l’attention de metteurs en scène d’envergure, tels Fernand Rainville (Mystero Buffo), Alice Ronfard (Dialogues des Carmélites), Michel Marc Bouchard (Sous le regard des mouches), Martine Beaulne (Dom Juan). Elle a récemment participé à des productions contemporaines qui n’ont fait que confirmer son talent : La Fille sur la banquette arrière, mis en scène par Marie Charlebois, et Cheech (Les hommes de Chrysler sont en ville), mis en scène par Frédéric Blanchette.

 

Entourée de Serge Thériault, Maxime Dumontier, Danny Gilmore  et Sébastien Delorme, elle ajoutera une touche féminine à la distribution de GAZ BAR blues, le deuxième long métrage de Louis Bélanger.

 

 

 

MAXIME DUMONTIER

Alain Brochu

 

 

Jeune acteur de talent, MAXIME DUMONTIER a déjà plusieurs belles réalisations sur son parcours, dont le personnage de Junior dans l’émission Fred-dy à Radio-Canada. Le public l’a découvert avec plaisir dans le rôle de Léo Letendre dans La Mystérieuse Mademoiselle C. (2002). Il a de plus participé avec l’équipe de Charles Binamé à la belle aventure de Séraphin : Un homme et son péché (2002) en incarnant le jeune Séraphin Poudrier.

 

Dans GAZ BAR blues, il interprète Alain, fils du Boss, qui rêve d’enfin quitter le monde de l’enfance pour acquérir un peu d’autonomie. On pourra aussi le voir bientôt dans le film de Stephane Pleszcynski Le Secret des grands cours d’eau (2002).

 

 

 

GASTON CARON

Jos

 

 

Si on l’a vu à la télévision dernièrement (Duceppe, Annie et ses hommes, Cauchemar d’amour et Maux d’amour), c’est principalement au cinéma que GASTON CARON exerce son métier.

 

Important acteur de soutien, il a tourné dans plus de 20 longs métrages québécois, remarquables par leur grande qualité. Pensons à Windigo de Robert Morin, Post Mortem de Louis Bélanger, La Moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau, La Forteresse suspendue de Roger Cantin, 15 Février 1839 de Pierre Falardeau, Un homme et son péché de Charles Binamé, Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause de Sébastien Rose, La Turbulence des fluides de Manon Briand et Le Nèg’ de Robert Morin. À croire que Gaston Caron était de toutes les productions importantes des dix dernières années.

 

Dans GAZ BAR blues, il incarne le rôle de Jos, un célibataire endurci dont l’univers se limite à celui du gaz bar du coin et à son Journal de Québec.

 

 

 

GASTON LEPAGE

Normand Patry

 

 

Artiste impliqué socialement, animateur de talent, membre fondateur de la Ligue nationale d'improvisation, dont il a été l'un des joueurs étoiles durant quinze ans et qu’il a suivie en Europe, Gaston Lepage est un touche-à-tout, dans le meilleur sens du terme.

 

À la télévision, il s’est vite gagné la sympathie du public dans son rôle de grand naïf dans Les Brillant. De La Petite patrie à Bouscotte il a prêté son concours à de nombreux téléromans hebdomadaires, dont Le Gutenberg, une émission pour enfants, À cause de mon oncle, Don Quichotte, Le Parc des Braves et Cormoran. Il a animé huit émissions de variétés, quotidiennes et hebdomadaires, dont Les Trois mousquetaires à Radio-Canada. Il a aussi fait partie de grands télé-théâtres et de prestigieuses télé-séries tant à Radio-Canada qu'à Télé-Métropole, dont La Cruche Cassée, Les Grands Esprits, Les Grands Procès et Lobby.

 

Il est monté sur les planches au Québec au moins une vingtaine de fois, et on se souviendra particulièrement de ses brillantes interprétations de Harpagon dans L'Avare de Molière, de Shylock dans Le Marchand de Venise de Shakespeare et du père de Rosanna dans Le Temps d'une vie de Roland Lepage.

 

Au cinéma, la sensibilité de son jeu est remarquée dès ses débuts, alors qu’il incarne Samuel Parslow dans Cordélia (1979). De grands réalisateurs québécois feront appel à son physique efflanqué et à son visage singulier pour de magnifiques rôle de composition, pensons à ses personnages de livreur dans Piwi, (Jean-Claude Lauzon, 1981), de marmiton dans Le Matou (Jean Beaudin, 1985), de Wilfrid dans Kalamazoo (André Forcier, 1988) de Claude Valois-Chouinard, vieux garçon tatillon dans Gaspard & fil$ (François Labonté, 1988). Il était aussi du célèbre Jésus de Montréal (1989) de Denys Arcand, et de Being at home with Claude (1992), sous la direction de Jean Beaudin. En 1996, Denys Arcand fait de nouveau appel à lui pour tenir le rôle d’un itinérant digne et vulnérable dans Joyeux Calvaire (1996). André Forcier fait de même et lui offre un rôle en or, le monteur de son alter ego, dans La comtesse de Bâton Rouge (1998).

 

 

 

DANIEL GADOUAS

Yves Michaud

 

 

Fils de deux grands acteurs québécois, Robert Gadouas et Marjolaine Hébert, Daniel Gadouas a grandi dans le milieu artistique et cela a porté les fruits que l’on connaît aujourd’hui. Sa carrière a débuté à la télévision en 1963, alors qu’il a à peine 14 ans, avec le rôle du petit Yves Joli dans le célèbre téléroman Rue de l’anse puis s’est poursuivie avec Rue des Pignons de 1966 à 1977. Depuis, il a été de la distribution de plus d’une dizaine de téléromans, dont Le Temps d’une paix, L’Héritage, Omertà, Le Masque, Rue L’Espérance, Le Volcan tranquille et Rivière-des-Jérémie. En 1995, il récolte une nomination aux Gémeaux pour la Meilleure interprétation dans un premier rôle dans Les Grands procès : l’affaire de la petite Aurore.

 

Il s’est distingué au théâtre en début de carrière lors de la création de L’Exécution de Marie-Claire Blais et dans Equus de Peter Shaffer. Il a également joué dans Le Scalpel du Diable (Théâtre de la Licorne, 1991), Le Roi Lear (TNM, 1993), et Jeanne Dark (TNM, 1994). Dernièrement, la critique a salué son talent et sa générosité dans le spectacle solo de poésie qu’il a mis en scène : Rimbaud, l’homme aux semelles de vent.

 

Au cinéma, il a tourné avec Denis Héroux (L’initiation, 1970; Quelques arpents de neige, 1972), Jean Beaudin (Trois fois passera, 1973), Robert Favreau (Portion d’éternité, 1989) et Pierre Gang (Sous-sol, 1996).

 

 

 

CLAUDE LEGAULT

Ti-Pit

 

 

C’est lors de son D.E.C. en cinéma au Cégep Montmorency que Claude Legault découvre sa passion pour le métier d’acteur et son amour pour le théâtre, le cinéma et l’improvisation. Dès la fin de ses études, il travaille avec Michel Courtemanche et Martin Drainville et participe à de nombreux événements du Festival Juste pour rire, trouvant une véritable voie dans l’humour. En 1996, il fait cavalier seul en lançant son propre spectacle d’humour à l’Espace Go, Le Monde selon Dieu. Le spectacle, présenté également à Sherbrooke l’année suivante, obtiendra un vif succès.

 

Malgré cela, Claude Legault ne se considère pas comme un humoriste, mais se situe plutôt entre l’auteur à sketches et le comédien dramatique. Son travail d’auteur est d’ailleurs remarqué et récompensé par plusieurs prix. Il a en effet participé à l’écriture du spectacle de plusieurs humoristes à succès, dont Pierre Verville (1988-1991), Michel Courtemanche (1993) et au premier spectacle de Patrick Huard, qui raflera le Félix des Meilleurs textes en 1995.

 

Auteur prolifique pour la télévision (mentionnons Surprise sur prise, Samedi P.M., Livraison spéciale, Ad Lib), son sens de l’humour et du rythme est récompensé par plusieurs Gémeaux qu’il remporte avec les coauteurs des 100 Watts en 1990 et de Dans une galaxie près de chez vous en 2000 et 2001. Dans cette populaire émission qui a quitté les ondes de Vrak TV à l’automne dernier, il incarnait l’opérateur radar Flavien Bouchard. Très présent dans les émissions jeunesse, on a pu le voir dans Watatatow, dans Bouledogue Bazar et dans La Princesse astronaute. Il a également été l’animateur du magazine culturel destiné aux jeunes Livraison spéciale (1992-1994), du « Fort Boyard pour les 9 à 12 ans » Le Monde de Sismi (1996-1997) et de Mission Zed (2001), un magazine d’aventure technologique. Les plus grands ont pu le voir, entre autres, dans Les Héritiers Duval (1995), Indulgence (1997), de même que dans le rôle de Jean Caporucci dans Le Retour (1996-2001) et d’Éric dans Annie et ses hommes (2002).

 

Comme sa présence au cinéma se fait assez timide (Le Party, 1989; Coyote 1992), c’est avec plaisir que le grand public pourra apprécier son indéniable talent lors de son passage au grand écran en 2003 dans GAZ BAR blues.

 

 

 

RÉAL BOSSÉ

Nelson

 

 

Bachelier en art dramatique à l’Université du Québec à Montréal et formé à l’école de mime corporel de Montréal, RÉAL BOSSÉ œuvre dans le milieu du théâtre depuis une dizaine d’années. Une fructueuse complicité le lie à Jean Asselin et à l’Omnibus (Le Cycle des rois, 1988; La Célestine, 1990-1991; Titom, 1992; Lear, 1992; Comédies barbares, 1993; Le Cercle, 1997). Cherchant toujours à se renouveler, il a aussi travaillé avec Momentum (Nuits Blanches et Les 12 messes de Momentum), a fait partie de la tournée mondiale de Terre Promise dans les années 1990 et a cofondé la compagnie de théâtre l’Ange à deux têtes. Également metteur en scène, il a récolté un Masque en 2001 dans la catégorie Contribution spéciale pour la chorégraphie des combats et des mouvements dans l’Odyssée de Dominique Champagne et Alexis Martin. En 2000 et 2002, on a pu apprécier son talent dans Antartikos de David Young.

 

Joueur d’improvisation émérite, on l’a vu à la télévision dans, entre autres, Bouledogue bazar, 4 ½…, Le Volcan tranquille, Catherine,  Fortier,  Asbestos,  Dans une galaxie près de chez vous, Tabou II  et Watatatow. Il est bien connu des plus jeunes pour son titre de Maître espion dans l’émission Opération Caméléon à Vrak TV, qui lui a d’ailleurs valu une nomination aux prix Gémeaux dans la catégorie Animateur en 2001.

 

Collaborateur de toujours d’Alain Desrochers, il tient les rôles clés dans deux courts métrages du réalisateur, L’Oreille de Joé (1997) et Le Lièvre