présentent

 

 

TIRESIA

 

 

Un film de

BERTRAND BONELLO

 

 

 

selection officielle – festival de cannes 2003

 

 

 

durée – 111 minutes

sortie:  19 décembre 2003

 


synopsis

 

 

L’histoire de Tiresia appartient à la mythologie grecque. Durant sa vie, Tiresia fut homme et fut femme. Aveuglé(e) par la rage d’une déesse, les dieux lui concédèrent une vision supérieure.

 

Tiresia, un transexuel brésilien d’une grande beauté, vit clandestinement avec son frère à la périphérie parisienne. Terranova, un esthète à la pensée poétique, l’assimile à la rose parfaite et la séquestre pour qu’elle soit sienne. Privé de ses hormones quotidiennes, Tiresia va petit à petit se transformer devant ses yeux. Impuissant face à ce qu’est devenue sa rose, Terranova va l’aveugler et s’en débarrasser. Tiresia est alors recueilli dans un piètre état, mi-homme/mi-femme, par Anna, une jeune fille simple et sauvage qui  prendra soin de lui. Pendant sa convalescence naîtront chez Tiresia des dons de prédiction. Mais la présence d’un oracle gène l’Église, et le prêtre de la paroisse ne peut faire autrement que de se confronter à Tiresia.

 

 

 

 

 

 


le mythe

 

 

Tiresia était un devin thébain, fils d’Evérès, descendant d’Oudaios, l’un des Spartoi, les  « hommes semés » par Cadmos. Cadmos avait tué le dragon gardien de la source de Castalie qui avait décimé la plupart de ses hommes. Athéna lui demanda de semer les dents du dragon, desquelles naquirent aussitôt des hommes en armes. Sa mère était la nymphe Chariclo, la compagne favorite d’Athéna. Les deux amies aimaient se baigner dans une chute du mont Hélicon. Un jour, le jeune Tiresia était à la chasse à proximité de cette source et, alors qu’il voulait sans doute rejoindre sa mère, il aperçut par mégarde Athéna nue en train de se baigner. La déesse lui mit la main sur les yeux et l’aveugla. À Chariclo, qui lui reprochait sa cruauté à l’égard de son fils, elle expliqua que tout mortel qui voyait un dieu contre sa volonté devait perdre la vue. Émue toutefois des lamentations de sa mère, Athéna purifia les oreilles du jeune homme, lui permit de comprendre le langage des oiseaux prophétiques et, ainsi de deviner l’avenir. Elle lui donna un bâton de cornouiller qui lui permettait de se diriger aussi bien que s’il avait des yeux. Elle lui accorda aussi le privilège de vivre durant sept générations et de voir son don persister même après sa mort.

 

Il existe d’autres récits sur la manière dont Tiresia perdit la vue. Jeune homme, il se promenait sur le mont Cithéron, en Béotie, lorsqu’il découvrit deux serpents entrelacés. Il les frappa de son bâton et tua la femelle, lui-même fut alors aussitôt métamorphosé en femme. Elle(il) appartenait depuis sept ans au sexe féminin lorsque, toujours au cours d’une promenade, elle(il) découvrit à nouveau deux serpents accouplés.  De nouveau, elle(il) les attaqua, tuant cette fois le mâle en faisant fuir la femelle. Tiresia redevint alors aussitôt homme.

 

D’autres versions ont cours sur la manière dont il obtint son don de divination. Une querelle se serait élevée entre Zeus et Héra pour savoir qui, de l’homme ou de la femme, éprouvait le plus de plaisir en amour. Héra reprochait à Zeus ses nombreuses infidélité et lui, cherchait à se justifier en rétorquant que le plaisir de la femme était le plus intense. Tiresia, choisi comme arbitre en raison de sa double expérience, témoigna que la femme éprouve neuf fois plus de plaisir que l’homme. Vexé qu’il donna raison à Zeus comme de voir son secret trahi, Héra frappa Tiresia de cécité. Zeus lui accorda en compassion le don de la prophétie. Tiresia exerça partout ses talents. Il demeurait près de Thèbes et se faisait assister par un adolescent dans les services qu’il rendait. Devenu vieux, il instaura avec Cadmos le culte de Dionysos à Thèbes, tandis que Penthée, l’impie qui rejetait le dieu malgré les avertissements de Tiresia, fut mis en pièces par des Ménades déchaînées qu’avait rejointes sa propre mère, Agavé. Tiresia mit en garde Œdipe contre le destin qu’il osait affronter. Lorsqu’à l’appel de Polynice les sept chefs se liguèrent contre Thébes et son roi Étéocle, c’est également lui qui annonça que la ville fut sauvée par le sacrifice à Arès d’un jeune homme : Ménécée, fils de Créon, se dévoua et se jeta dans l’antre du dragon.


le mythe (suite)

 

Après la défense victorieuse de Thébes, il prescrivit à Créon, qui régnait sur la ville, d’enterrer les morts et de déterrer les vivants. Mais ce dernier s’exécuta trop tard : lorsqu’il se résigna à ensevelir Polynice auquel il avait refusé sépulture, Antigone, sa sœur, l’une des deux filles d’Œdipe, s’était déjà pendue dans le caveau. Son fiancé, Hémon, le propre fils de Créon, s’était suicidé. Tiresia annonça cette fois que Thébes serait vaincue et c’est lui qui conseilla au fils d’Etéocle, Laodamas, d’évacuer les habitants à la faveur de la nuit.

 

On dit que Tiresia mourut précisément le jour de la prise de Thébes pour avoir bu de l’eau à la fontaine de la nymphe Telphousa.  Selon une autre version, il fut d’abord prisonnier de Épigones, puis conduit à Delphes avec sa fille Manto pour y être consacré à Apollon. Il serait mort soit en cours de route, soit à Delphes même.  Ses funérailles solennelles furent célébrées en présence de Calchas et de nombreux autres devins.

 

 

 


fiche artistique

 

 

Terranova                                             Laurent Lucas

Père François                                       Laurent Lucas

Tiresia                                                  Clara Choveaux, Thiago Téles

Anna                                                    Célia Catalifo

Charles                                     Lou Castel

Marignac                                              Alex Descas

Roberto                                                Fred Ulysse

Kim                                                      Stella

Eduardo                                               Marcello Novais Teles

Mathieu                                                Olivier Torres

Louise                                                  Isabelle Ungaro

Fils d’Anna                                           Abel Nataf

 


fiche technique

 

 

Scénario et mise en scène                     Bertrand Bonello

D’après une histoire de                         Luca Fazzi

Image                                                   Josée Deshaies

Montage                                               Fabrice Rouaud

Son                                                      Claude Lahaye

Montage son                                        Sylvain Bellemare

Mixage                                                 Jean-Pierre Laforce

1er assistant réalisateur                           Christophe Jeauffroy

Casting                                                 Constance Demontoy

Décors                                                 Romain Denis

Costumes                                             Dorothée Guiraud

Maquillage                                            Manuela Taco

Directeur de post production                 Christina Crassaris

Directeur de production                        Hervé Duhamel

Producteurs                                          Carole Scotta

                                                            Simon Arnal-Szlovak

Coproducteur                                       Luc Déry

Coproducteur associé                           Claude Girard

Une coproduction                                 Haut et Court 

                                                            micro_scope

                                                            Arte  France Cinéma

Distribution                                           Alliance Atlantis Vivafilm

                                                            Film Tonic

 

 

 

 

 

 


notes du réalisateur

 

 

Terranova – Le pere François

 

“Je n’avais pas pensé faire jouer le prêtre et Terranova par le même acteur. Seulement travailler sur des ressemblances, des gestes communs, des similitudes, puisque dès le début, ces deux « guides » du destin de Tiresia me paraissaient liés. Puis l’idée a fait son chemin.  Il n’y a pas grand chose à dire sur le choix de Laurent Lucas. C’est tout simplement le seul possible.  Dans le travail, précision, élégance, intelligence, justesse, humanité…Et puis, d’un coup, tout le jeu s’efface pour qu’apparaissent deux personnages. On ne voit rien. C’est très beau.”

 

 

Anna

 

“Dans la mythologie, Tiresia était toujours accompagné d’un enfant innocent, qui le guidait et portait souvent ses mots. Ici, Anna, pleine de bonté. Les personnages positifs sont les plus difficiles à construire si l’on ne veut pas les rendre naïfs. Célia Catalifo a la beauté sauvage pour le faire exister, sans afféterie ni minaudage, avec un visage très lumineux, et une force intérieure rare chez les jeunes filles de son âge.”

 

 

Tiresia

 

“Le mythe nous dit : il fut homme, puis femme, puis homme. Je pris donc une femme, puis un homme. Clara Choveaux et Thiago Téles. Thiago Téles et Clara Choveaux. Peu importe l’ordre. Ce que la fille a en masculinité, le garçon l’a en féminité. Mais ce n’est pas là que ça se joue.  Plutôt dans le rapport au mystère de leurs visages. Quelque part, il est impossible d’en savoir plus que ce qui est montré, et c’est primordial. Deux superbes visages inconnus, changeants et similaires, étonnants; deux corps trop grands, trop maigres, à la fois fantomatiques et pourtant très sexuels.”

 

 

Charles

 

“Lou Castel a quelque chose du père parfait de par son humanité. Un vrai acteur. Il existe dès qu’il entre dans le plan, sans détour scénaristique ou psychologique. C’est un mystère.”


filmographies

 

 

Bertrand Bonello                                                       

 

 

Né en 1968, Bertrand Bonello partage sa vie entre Paris et Montréal.

 

Longs-métrages

                                       

2003                            Tiresia

                                    Compétition Officielle – Cannes 2003

 

2001                            Le Pornographe 

Semaine de la Critique – Cannes 2001 – Prix Fipresci

 

1998                           Quelque chose d’organique

Festival de Berlin 1999 – Panorama

Prix du meilleur film - Mostra di Pesaro (Italie)

 

Courts-métrages

 

1997                            Adventures of James and David – Episode 1

 

1996                            Qui suis-je – Documentaire

 

1995                            Le bus d’Alice

 

1994                            Le chemin du calvaire – Documentaire

 

1993                            Juliette + 2

 

 


filmographies (suite)

 

 

Clara Choveaux, Thiago Telès , Célia Catalifo

 

Apparaissent pour la première fois au grand écran

 

 

Laurent Lucas                               

 

Cinéma                  

 

2003                Tiresia, de Bertrand Bonello

                        La Saison des prunes, de Bertrand van Effenterre

                        Qui a tué Bambi?, de Gilles Marchand

                        Organisation, de Jean-Marc Montout

                        Tous contre lui, d’Arnaud des Pallières

                        Rire et châtiment, d’Isabelle Doval

                        Dans ma peau, de Marina Devan

 

2001               Va, petite!, d’Alain Guesnier   

          

2000                Le Pornographe, de Bertrand Bonello

 

1999               30 ans, de Laurent Perrin

                        Harry, un ami qui vous veut du bien, de Dominik Moll

 

1998               Haut les cœurs, de Solveig Anspach

                        Rien sur Robert, de Pascal Bonitzer

                        La Nouvelle Eve, de Catherine Corsini

 

1997                Pola X, de Léo Carax

                        Quelque chose d’organique, de Bertrand Bonello

 

1996               J’ai horreur de l’amour, de Laurence Ferraira Barbosa

 

 

 

 


filmographies (suite)

 

 

Lou Castel

 

Filmographie sélective

 

2003                            Tiresia, de Bernard Bonello

2001                            El Cantor, de Joseph Morder

1999                            Just in time, de Lou Castel

1997                            Louise take 2, de Siegfried

1996                            Irma vep, d’Olivier Assayas

1995                            Sinon oui, de Claire Simon

                                    Encore un film, de Pascal Bonitzer

                                    Trois vies et une seule mort, de Raul Ruiz

1994                            Le terminus de Rita, de Filip Forgeau

1993                            La naissance de l’amour, de Phillipe Garrel

1991                            The year of the gun, de John Frankenheimer

1988                            Che ora e?, de Ettore Scola

1986                            L’île au trésor, de Raoul Ruiz

                                    Elle a passé tant d’heures sous les sunlights, Phillipe Garrel

1982                            Gli occhi e la bocca, de Marco Bellochio

1978                            Violenta, de Daniel Schmid

1977                            L’ami Américain, de Wim Wenders

                                    Les enfants du placard, de Benoit Jacquot

1974                            Nada, de Claude Chabrol

1972                            La lettre écarlate, de Wim Wenders

1973                            Output, de Michael Faengler

1971                            Warnung vor einer heilige nutte, Rainer Werner Fassbinder

1970                            Il nome del padre, de Marco Bellochio

 


BIOGRAPHIE micro_scope

 

 

micro_scope : produire, autrement.

 

La compagnie

 

micro_scope est une société de production indépendante oeuvrant principalement dans le secteur des longs-métrages de fiction. La société visera à diversifier ses activités à moyen-long terme en s’engageant dans le développement de documentaires et en explorant les avenues qu’offre la production télévisuelle.

 

Fondée par le producteur Luc Déry, l’entreprise a pour mission principale la mise en branle et la production de projets novateurs, inventifs et accessibles.  micro_scope portera une attention particulière aux premiers longs-métrages de nouveaux auteurs/réalisateurs, tout en misant sur les collaborations s’étant avérées fructueuses.  micro_scope a une ferme volonté de travailler en continuité avec ses auteurs et mise sur des relations à long terme avec ceux-ci.

 

La société veille également à ce que ses projets bénéficient une fois produits d’un rayonnement à la hauteur de leur potentiel, en s’impliquant activement dans la distribution et l’exploitation de ses longs-métrages.

 

Bien qu’âgée d’à peine quinze mois, micro_scope a déjà deux co-productions de complétées, un projet de long-métrage financé, et quatre projets en développement.

 

Parmi les projets-phares de l’entreprise, les prochains longs-métrages de Philippe Falardeau (Congorama) et d’André Turpin, qu’on attend pour 2004 et 2005. La société entame également le développement d'un long-métrage du réalisateur Patrice Sauvé (La vie, la vie), ainsi qu’un projet d’essai cinématographique de Marie-Julie Dallaire (Cosmos, La Course destination monde). Le jeune cinéaste Jean-Sébastien Lord (Le Petit ciel) développe désormais son projet de long-métrage Le Pied: ou la théorie de la vieille dame qu'on pousse dans le gazon au sein de micro_scope, qui en assurera la production en 2004. Le projet Familia, de Louise Archambault (Atomic Saké), vient de compléter son financement et sera tourné au printemps 2004.

 

micro_scope vient de terminer deux longs-métrages:  Tiresia, troisième long-métrage du cinéaste Bertrand Bonello (Le Pornographe), co-produit avec Carole Scotta de la maison Haut et Court fût présenté en Compétition Officielle au dernier Festival de Cannes.  A Problem With Fear, du canadien Gary Burns (Waydowntown), en co-production avec Burns films, a été présenté en septembre 2003 en ouverture de Perspective Canada au Festival International du Film de Toronto, et poursuivra sa carrière internationale au Festival de Berlin en février 2004.

 

 

 

BIOGRAPHIE micro_scope

 

 

Le producteur

 

Actif au sein de l’industrie cinématographique depuis plus de dix ans, Luc Déry a commencé sa carrière en distribution, après avoir obtenu une maîtrise en administration des médias de l’Université York en 1992. Il acquiert rapidement une solide expérience en marketing, en acquisitions et en ventes internationales, notamment à titre de Vice-Président chez Malofilm Distribution.

 

En 1999, il effectue le saut en production et se joint à la société Qu4tre par Quatre. Il y produit d’abord Décharge, court-métrage de Patrick Demers qui s’est vu décerner le Prix John Spotton remis au Meilleur court-métrage canadien au Festival du Film de Toronto.  Il enchaîne avec un premier long-métrage, le surprenant La Moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau, film qui remporte de nombreux prix et se révèle un succès en salles.   Il produit les courts-métrages Mensonges, de Louise Archambault, et Snooze, de Stéphane Lafleur, et s’attaque à la production de Un Crabe dans la tête.  Ce long-métrage d’André Turpin allait se mériter sept prix Jutra à l’hiver 2002, dont celui du Meilleur film, et serait choisi comme représentant canadien aux Academy Awards.

 

En 2002, Déry fonde sa propre société, micro_scope. il y a co-produit A Problem With Fear, du canadien Gary Burns, et Tiresia, de Bertrand Bonello. Il développe présentement des projets avec Philippe Falardeau, André Turpin, Marie-Julie Dallaire et Jean-Sébastien Lord, et prépare la production du projet Familia de Louise Archambault, qui sera tourné au printemps 2004.


musique

 

 

Musique originale : Albin de la Simone et Laurie Markovitch.

 

« Allegretto » de la Symphonie no 7 (Ludwig van Beethoven) par l’Orchestre Philharmonique de Berlin. Sous la direction de Herbert van Karajan. 

1977 Polydor International GmbH.

 

 

« Havannah »

The Mabuses

(Kim Fahy)

 

« Teresinha de Jesus »

Adaptation, voix et guitare acoustique : Tomas Lima

 

 

« The Foggy Dew »

Paroles et musique: Padriac O’Neil

Interprété par Odetta

Vanguard Records, A Welk Music Group Company

 

 

« Poor little Jesus »

Auteur-compositeur: P.Seeger

Interprété par Odetta

Édité par Fall River Music inc.

Vanguard Records, A Welk Music Group Company

 

 

« Interior »

Extrait de la BOF « La fleur de mon secret »

Alberto Iglesias

Narrika SL / Ediciones Musicales BMG Ariola Spain